Les travaux réalisés dans le cadre de ma thèse concernent l’étude des mécanismes de résistance des diptères nécrophages aux drogues et notamment au niveau des processus de bioaccumulation, de métabolisation et d’excrétion des xénobiotiques. Ces composés peuvent aussi avoir une influence sur le développement et la physiologie de l’insecte.
- Cette étude apporte non seulement de nouvelles données sur l’état de l’art de l’entomotoxicologie forensique mais aussi les avancées et les perspectives futures pour cette nouvelle discipline.
La détection de drogues dans les tissus d’insectes a été permise grâce aux développements de techniques de chromatographie liquide. Des techniques immunohistochimiques mais aussi d’imagerie (Maldi-FTICR) ont permis aussi de préciser la localisation des composés au sein des tissus d’insectes.
Parallèlement, l’étude des effets de drogues sur la physiologie, mais aussi sur la morphologie, des insectes nécrophages est importante pour l’estimation de l’intervalle post-mortem (PMI). Ces paramètres ont été évalués au moyen de méthodes de l’accumulation de somme de degrés-jours (ADD) et de la technique de morphométrie géométrique.
- Un autre axe de ma recherche en entomologie forensique se concentre sur l’écologie et l’identification génétique (barcoding) d’une famille de diptère nécrophage (Chrysomyinae). La biologie de certaines espèces en Belgique et le statut spécifique de Phormia regina sont encore méconnus et doivent faire l’objet d’études complémentaires.
- Enfin le dernier point consiste en la modélisation du développement de Lucilia sericata et de l’application de ce modèle à des cas réels. Cette espèce présente une grande variabilité inter et intra populationnelle ce qui nécessite le développement d’un modèle simple et rigoureux pour l’estimation de l’intervalle post-mortem (PMI).
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