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Cindy AUBERNON (étudiante Master)

Publié par C. AUBERNON

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J’ai étudié l’effet de substances ménagères sur le comportement de ponte ainsi que sur le développement larvaire chez Lucilia sericata (Calliphoridae), dans le cadre de mon stage de fin d’année de master 1. Les mouches appartenant à cette famille sont nécrophages et sont les premières à coloniser un corps quand celui-ci est en décomposition. La présence sur le corps de substances ménagères utilisées ante-mortem par la victime ou post-mortem par le meurtrier pour masquer ses méfaits, peut provoquer un retard à la colonisation et avoir un effet répulsif sur l’entomofaune nécrophage (CHARABIDZE et al., 2009).

L’objectif de ce stage était de déterminer si la contamination d’un corps par différentes substances, influe sur la ponte et le développement subséquent des larves de Lucilia sericata. Deux expériences ont donc été mises en place pour répondre à cette question qui est fondamentale en entomologie médicolégale pour la datation d’un décès. Les substances qui ont été utilisées sont les suivantes :

-  Eau (contrôle)
-  Eau de javel
-  Parfum au patchouli
-  Soude
-  Acide chlorhydrique
-  Anti-moustique
-  Insecticide
-  Essence

Les premiers résultats montrent que certaines substances influent sur le comportement de ponte et sur le développement larvaire, provoquant des réductions de poids et de taille ainsi qu’une baisse du taux de survie pour certains traitements. Ces résultats mis en relation avec ceux de CHARABIDZE et al., (2009) montrent bien l’importance de l’étude des effets de ces traitements sur l’entomofaune nécrophage, pour résoudre in fine les expertises médicolégales.

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